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Alaska - Ushuaïa [partie 5] - La Dempster et la Top of the World Highway

Texte de Marc Scheiwiller / Photo(s) de Marc Scheiwiller
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L'Alaska se présente à notre aventurier du moment. Avec sa Yamaha XT660Z Ténéré, le Vaudois Marc Scheiwiller poursuit son périple du nord au sud du continent américain qui durera une année.

La petite excursion en avion étant faite (oui, l’océan arctique est froid !), il est temps de repartir et donc de redescendre toute la Dempster. Le temps est toujours pluvieux et c’est dans la gadoue que nous la commençons. Sans encombre, nous traversons les rivières McKenzie et Peel, et continuons notre chemin jusqu’à Eagle Plains. Ensuite, le temps s’éclaircit et le rythme devient plus rapide. Là, je découvre que les 300 premiers kilomètres de la piste offrent un paysage absolument somptueux, malgré des hectares brûlés par la foudre.

 

 

Comme le temps est désormais ensoleillé, nous décidons de faire la piste en un jour dans son intégralité, et nous la finissons avec le soleil de minuit. Rien que ça. Nous décidons de camper à nouveau au Mile 0 de la Dempster, cette fois-ci en tente, et nous dormirons comme des bébés après un pic-nic bien mérité.

Le lendemain, nous visitons Dawson City, qui est une ville ayant vu le jour en raison de la ruée vers l’or. Elle est vraiment belle, et si tout va bien, elle figurera au patrimoine de l’UNESCO l’année prochaine. Nous y dormons dans l’hôtel le plus vieux de la province du Yukon, et je m’y prends la première cuite de mon périple. Après tout, ils ont de l’IPA locale en pression. Slurp !

Après une nuit peu réparatrice (…), nous prenons le ferry afin de traverser la rivière Yukon et commencer la Top of the World Highway. Le nom est prometteur, et les promesses sont tenues. Petit bonus, cette Highway est également une piste ! Elle commence à Dawson City YT, au Canada, et finit à Chicken, Alaska (aux Etats-Unis, donc).

L’entrée aux Etats-Unis se fait par Poker Creek, une métropole où résident... trois personnes ! Je suppose que ce sont les deux douaniers et leur enfant (?) Ne voulant pas paraître sarcastique, je ne poserai pas la question. La douanière nous parle d’un troupeau d’élans (moose) visible depuis la première aire de repos, nous décidons donc de nous y arrêter manger. Pour notre plus grand plaisir, nous voyons trois grizzlies (à un kilomètre) alors que nous nous délectons d’excellents sandwiches faits maison. Quel accueil en Alaska, alors que nous n’avons pas fait deux bornes...

Le reste de la Top of the World sera sur un mix de route de terre et asphaltée et nous arrivons à Chicken sans problèmes. Là, nous retrouvons de suite un humour ma foi très US, mais qui a le mérite de me faire bien marrer. Oui je sais, il m’en faut peu, surtout quand c’est en-dessous de la ceinture !

La Top of the World étant terminée, nous allons jusqu’à Tok, où un chouette camping nous attend. Suite à ma courte nuit, je dors comme un bébé, après avoir rencontré Eric, un motard et pilote d’hélicoptère Français (le pilote, hein, pas l’hélico !), méga sympa et qui nous donne des conseils sur l’Alaska, puisqu’il y réside. Nous lui rendrons visite le lendemain sur son lieu de travail, avant de continuer notre route.

Après une longue et intéressante discussion, nous nous rendons à Chitina, avec pour but d’aller jusqu’à McCarthy. Les motards se rendant en Alaska juste pour la Dalton Highway auraient bien tord de ne pas s’attarder sur d’autres coins de l’Alaska, car cet état est majestueux tant les paysages et les glaciers sont beaux. Je m’attarderai sur ce point par la suite.

Nous campons au bord du fleuve Copper, où nous sommes (je suis toujours avec mon pote le Valaisco) les seuls à ne pas pêcher le saumon. Pas grave, en achetant des bières, nous avons sympathisé avec le tenancier du liquor store, baroudeur roulant une Harley, qui nous a donné du saumon Sockeye (à chair rouge, le meilleur !) fumé, de sa concoction. Une tuerie monumentale, pour ne pas dire orgasmique. Depuis ce campement, je vois pour la première fois un Bald Eagle, alors que je mange le meilleur saumon de ma vie en buvant une bière ambrée qui déchire (gustativement parlant !). Le paradis ne doit pas être loin… Ah oui, j’oubliais : le camping est gratos en plus !

Après un bon petit-déjeuner, et une longue discussion avec mes voisins pêcheurs, nous continuons notre chemin (une piste !) vers McCarthy, dans un écrin de toute beauté. Nous nous arrêtons après quelques pauses photos pour boire mon premier espresso (double, pour le coup !) de mon périple.  Cela se passe dans une cabane au milieu de nulle part, où la tenancière est canon (si si !) et très aimable. A notre arrivée à McCarthy, je suis émerveillé par la beauté extraordinaire du glacier Root.

Je traverse le pont à moto (trop étroit pour un side car) et continue ma route vers Kennicott pour prendre quelques photos de la mine de cuivre abandonnée qui s’y trouve. J’ai l’impression d’être sur une autre planète, la beauté des lieux me paraissant surnaturelle…

J’y rencontre un couple de Nantais qui ont loué des crampons pour marcher sur le glacier. M’ayant demandé si les crevasses se voient en été, je devine sans grande perspicacité qu’ils n’ont que peu ou pas d’expérience de la montagne, alors qu’ils y vont seuls sans cordage ni guide afin de ne pas devoir payer ce dernier…. Chers amis, j’espère que votre randonnée s’est bien passée et que vous pouvez lire ces quelques lignes. Je n’ai rien dit sur le moment, mais je pense à vous avec quelques craintes…

Mes photos étant faites, je retourne à McCarthy pour manger au restaurant « The Potato », et je récupère mon pote valaisan pour continuer notre chemin. Nous nous rendons à Valdez, et les glaciers sur notre chemin me donnent la chair de poule tellement qu’ils m’impressionnent. Le Keystone Canyon enfonce le clou, et ça y est, je suis amoureux de l’Alaska.

Notre arrivée à Valdez se passe bien, et je mange des sushis d’enfer avant de m’endormir. Le lendemain, nous réservons une croisière pour voir les baleines et bien d’autres animaux marins, et nous regardons le rodéo qui se passe à 300 mètres de notre camping. Je dois avouer que les cow-girls, avec leurs santiags, jeans et Stetson (elles portent aussi une chemise !) sont tout bonnement canons ! A leur manière de tenir leurs chevaux, je devine qu’elles dirigent également le couple à la maison…. A bientôt pour la suite de mes aventures !

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